Personnes libres VS Personnages d’un jeu vidéo

Le jeu vidéo est une excellente métaphore du monde propriétaire.

Quand on explique les caractéristiques d’une technologie libre, souvent la personne ne comprend pas l’intérêt.

Pourquoi est-ce qu’on devrait pouvoir consulter le code source, le copier, le redistribuer etc…

Après tout, notre vie se passe correctement avec les technologies propriétaires.

C’est là qu’arrive la métaphore du jeu vidéo.

Un jeu vidéo, c’est un monde propriétaire poussé à l’extrême.

Vasy imagine-toi dans un jeu vidéo.

Tout ce qui est autour de toi à présent est virtuel.

Tu es juste un personnage virtuel dans un monde virtuel.

Tu as peut-être un stylo devant toi, essayes de le démonter.

Tu ne peux pas.

Tu sais pourquoi ?

Parce que les développeurs du jeu n’ont pas codé cette fonctionnalité, ou ils ont carrément fait en sorte de coder un patch pour que tu ne puisses pas faire ça.

Quand il n’y a plus d’encres, tu es obligé d’aller dans une boutique pour racheter un stylo entier. C’est ce que les développeurs ont décidé.

Regarde encore autour de toi.

Tu vois une porte ?

Tu peux peut-être y passer maintenant, mais à partir d’une certaine heure tu ne peux plus l’ouvrir.

C’est comme ça que les développeurs ont codé cette porte.

En bref, quand tu es un personnage de jeu vidéo, tes choix, la manière dont tu vis, est fortement influencé, ou contrôlés par les développeurs qui ont construit le jeu.

Retour dans le réel.

C’est pas si différent.

Tu achètes un livre sur ta liseuse ? Tu ne peux pas le prêter à un ami ou le vendre d’occasion. C’est ce que les développeurs ont décidé.

Tu veux discuter avec tes amis ? On va collecter les sujets de conversation que vous abordez. C’est ce que les développeurs ont décidé.

Plus il y a de numérique dans nos vies, plus on est dans un jeu vidéo.

Nos voitures sont de plus en plus numérisées (il n’y a même plus de lecteurs CD dans les récentes)

On essaye de nous faire adopter tout un tas d’objets connectés pour notre maison.

On utilise de la technologie numérique dans le domaine médical.

Tu utilises de la technologie numérique quand tu prends le métro, quand tu déclares tes impôts, quand tu vas faire des courses au supermarché etc…

Et de plus en plus

Voilà pourquoi le logiciel libre.

Si on a accès au code, on peut vérifier qu’il n’y ait pas quelque chose qui nous dérange, comme le fait qu’on collecte des données sur nous.

Si c’est le cas on peut protester pour un changement ou alors on peut faire une copie sans la partie qui nous dérange, et la distribuer à toutes les personnes qui veulent la même chose que nous.

On a le contrôle.

Si on a envie d’être des personnes libres, alors il faut de la technologie libre.

En revanche, si on veut être des personnages jeux vidéo, qui vivent comme les développeurs l’ont décidé, alors il faut de la technologie propriétaire.

Voilà, pourquoi la technologie libre.

PS : Si tu penses que ça peut intéresser quelqu’un, peut-être que tu peux lui transférer ce mail ? Tu as peut-être des amis qui ne saisissent pas bien l’intérêt de la technologie libre ou qui aimerait en savoir plus sur le sujet 🙂

Pourquoi nous devenons tous bizarres ?

C’est le nom du nouvel article sur serveur410

Oui, le résumé du livre que j’ai tant galéré à faire.

Alors, peut-être que là tu vas te dire “Mais attends, moi, je ne suis pas bizarre”

Bein en fait si.

Si tu es en train de lire ce mail : tu es déjà bizarre.

Bizarre c’est subjectif. Ça dépend de la personne qui te regarde.

Si tu me parles de logiciel libre, pour moi tu es normal, si tu parles de logiciel libre à ton pote qui ne capte rien à la technologie, tu es bizarre.

Si quelqu’un vient me parler de sa passion à préparer des repas pour manger en randonnée ou en camping (oui ça existe), il est bizarre pour moi, mais pour d’autres personnes qui font la même chose, il est normal.

On est tous à la fois normale et bizarre. Ça dépend de qui nous regarde.

Justement, nous, entant qu’être humain, nous aimons bien nous connecter aux personnes qui sont comme nous.

Aux personnes qui partagent la même passion, les mêmes idées, le même loisir que nous.

On aime bien pouvoir échanger, se sentir compris, partager avec des personnes qui nous ressemblent (au moins sur une partie d’eux-mêmes)

C’est pour ça que tu lis ce mail quotidien.

Si je te parlais des signes astrologiques des dinosaures, tous les matins, je doute que tu resterais inscrit à ce mail…

Et tu sais quoi ?

Il y a beaucoup plus de communautés, grâce à internet et grâce à notre richesse (qui n’est pas forcément la richesse à laquelle tu penses, mais il faut lire l’article pour ça :p )

Et ça nous permet d’être encore plus bizarre.

De pouvoir vivre une passion, échanger des idées, que l’on n’aurait pas pu il y a 40 ans.

Il y a 40 ans, si tu étais passionné des signes astrologique des dinosaures, tu serais resté tout seul dans ton coin, et tu aurais peut-être même abandonné cette passion, parce que tu n’aurais eu personne avec qui la partager.

Maintenant tu peux.

Il y a forcément un subbredit, un groupe Facebook, un forum, un Discord ou un truc qui rassemblent les personnes de ta communauté.

Et vu qu’il y a beaucoup plus de communauté, il y a beaucoup moins la place pour des choses généralistes.

La masse décline.

Le message, l’objet, le site… qui s’adresse à tout le monde, ne s’adresse plus à personne.

Chacun veut qu’on lui parle avec ses mots, pas avec les mots de tout le monde.

Chacun veut qu’on lui parle avec ses références, pas avec les références de tout le monde.

Chacun veut qu’on lui propose un produit qui lui correspond, pas un produit pour tout le monde.

Plus il y a de communauté, moins il y a de la place pour la masse.

C’est un tournant majeur qui impacte bien plus que les loisirs, ça impact aussi la politique, l’éducation, et énormément de choses de notre vie quotidienne.

C’est pour ça que j’ai résumé “We Are All Weird” de Seth Godin, parce que pour moi, c’est un livre majeur pour comprendre le monde aujourd’hui.

Pour mieux le comprendre, et pour pouvoir mieux créer et mieux vivre.

Donc voilà, je te conseille vivement de lire mon résumé, et si ça tu accroches de lire le livre (qui est très court)

@+, Orel.

Pourquoi un plombier est plus productif qu’un créateur

Salut,

Les créateurs ont un problème unique.

Qu’aucune autre profession n’a.

Ils ont le syndrome de la page blanche.

Ou une capacité toute particulière à ne pas avoir la bonne énergie nécessaire à faire leur travail.

C’est spécifique aux créateurs, parce que :

Est-ce que tu as déjà vu un plombier qui disait “Non, aujourd’hui je n’ai pas la bonne énergie, je n’ai pas d’inspiration pour réparer une chaudière”.

Non, ça n’arrive pas.

Il va au travail 5 jours par semaine, et il répare des trucs.

Il n’a pas de manque d’inspiration ou quoi que ce soit…

Là tu vas me dire “Ok, mais un plombier ne fait pas un travail créatif ou intellectuel comme moi”

Bein en réalité si.

Un travail manuel demande aussi un travail intellectuel et de la créativité.

Un plombier va devoir chercher des solutions, il va devoir trouver ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Un mécanicien, pareil, c’est un métier qui demande beaucoup de réflexion.

C’est similaire à un développeur qui code et qui cherche aussi à résoudre des problèmes et trouver des solutions.

Sauf que beaucoup de créateurs travaillent depuis chez eux.

Donc c’est plus facile de se trouver des excuses et de se dire que l’on a pas la bonne inspiration aujourd’hui pour travailler, parce qu’il n’y a pas de patron derrière toi, et que tu as YouTube ou Netflix à porté de clic.

En réalité, je ne pense pas que le travail de créateur ou de plombier soit si différent.

On n’a pas besoin d’être inspiré pour créer.

Si tu travailles 5 jours par semaine, alors tu peux créer 5 jours par semaine, comme un plombier peut réparer 5 jours par semaine.

Le souci, c’est qu’on a vénéré l’inspiration chez les artistes.

On a dit que si cet artiste créé des choses géniales, c’est parce qu’il était inspiré.

Mais en réalité, l’inspiration ne se cherche pas. Elle te tombe dessus.

Ce n’est pas prédictible. Et tu ne peux pas la stimuler.

Énormément d’écrivain, de peintre… connu, avaient des routines bien définies et travaillaient tous les jours, inspiration ou pas. (Je te conseille le livre “Daily Rituals: How artists Work” sur ce sujet)

Alors oui, certains jours tu vas créer des choses nulles.

Peut-être même souvent. (mais n’oublie pas que tu t’améliores)

Mais tu vas aussi créer beaucoup de choses bien, et quelques fois des choses super.

Parce que tu crées tous les jours.

(et tu seras même souvent surpris de te rendre compte, que oui, tu peux créer alors que tu n’avais pas d’inspiration)

C’est mieux que de n’avoir quasiment rien créé à la fin du mois, parce que tu attendais l’inspiration.

@+, Orel.

Je galère à faire un résumé de livre

Salut,

En ce moment j’essaye d’écrire un résumé de livre pour serveur410.

Et c’est une galère !

J’ai jamais fait de résumé de livre…

Je trouve ce livre excellent, alors j’ai pas envie que ça soit raté.

Je trouve ce livre tellement bien, que j’ai tendance à surligner la quasi-totalité du chapitre…

À la fin j’ai presque un deuxième livre de note et de surlignage…

Ce qui m’aide pas trop pour écrire un résumé…

Il faut dire que l’auteur fait très peu de blabla, en soi le livre est quasiment un résumé à lui seul.

Donc, je ne sais pas comment je vais me débrouiller.

Mais je vais me débrouiller pour extraire les idées du livre pour les mettre dans un article.

Je sais pas si ça sera un résumé, je sais pas si ça sera une review, un truc entre les deux, ou je sais pas quoi, mais je vais trouver un moyen de faire cet article.

Parce qu’il faut ABSOLUMENT que tu connaisses ce livre et ces idées.

C’est primordial pour des créateurs comme nous et ça va peut-être même permettre d’en débloquer certain.

(Ah tu remarqué à quel point je fais attention de ne pas en dire trop sur le sujet ou l’auteur… créateur de suspens depuis 1889)

C’est pas grave si c’est pas un résumé traditionnel.

Ou si je n’applique pas une méthode traditionnelle pour arriver à faire ce résumé.

C’est ce qui est produit et comment ça aide qui compte.

Le comment, le pourquoi, la forme, on s’en fout un peu.

La conformité peut vite devenir une empêcheuse de faire plein de choses.

Si je m’arrêtais à la conformité, alors je n’écrirais aucuns mails, et aucuns articles, parce que je fais 1 000 000 de fautes d’orthographe (é ke c pa b1 de fère ds phautes d’0rtaugrafe)

Au final, aucun site pour les créateurs comme nous ne verrait le jour.

Et à terme, il n’y aurait aucune communauté de créateurs.

Alors, bon. Est-ce que ça à vraiment du bon de vouloir se conformer ?

Ce qui compte, c’est la valeur qu’on en tire.

@+, Orel.

PS : Cette semaine j’ai ajouté à la page Outils de serveur410 : Jitsi Meet (pour faire des visioconférence) et Signal grâce aux recommandations de log1, et Bibliogram (qui permet de consulter anonymement Instagram) sur la recommandation de Von. Merci à eux !

La dictature de la passion

Salut,

Désolé pour les 2 derniers jours sans mails.

J’avais pas trop d’idées, et j’étais en train de bosser pour un article pour serveur410 et ça ne sait pas passer comme prévu… (mais il devrait arriver prochainement)

Aujourd’hui, je voulais parler de passion.

C’est un truc auquel je réfléchis depuis ces derniers jours.

Je pense que l’on recherche trop la passion.

Aujourd’hui on devrait être absolument passionné à 200% par ce que l’on fait.

On devrait penser tout le temps à notre passion, on devrait se lever en y pensant, manger en y pensant, on devrait rêver de ça etc…

On devrait absolument avoir un métier-passion pour pouvoir avoir le meilleur impact sur le monde.

Et quelque part, si on ne trouvait pas et qu’on ne s’investissait pas à fond dans notre passion, alors on priverait le monde de quelque chose.

Je pense que c’est un point de vue très “Super-Héro”

Et je pense que ce type de point de vue nous fait tourner en rond.

Parce qu’il y a ceux qui ont grandi passionné par un domaine, cela pas de problème.

Mais il y a aussi les autres, la grande majorité d’entre nous, qui ont plusieurs centres d’intérêt, mais aucune passion folle comme décrit plus haut.

Cela vont chercher la passion folle, puisque c’est ce qu’on leur dit de faire.

Ils vont essayer de trouver la chose sur laquelle ils vont pouvoir travailler tous les jours, sans jamais faiblir, en aimant toujours autant.

Ils vont essayer de trouver le “travail qui te permettra de ne plus travailler un seul jour de ta vie”

Il y a beaucoup de pression pour trouver une passion.

Trop de pression, je pense.

Et ça empêche justement les gens de trouver une passion.

Pire que ça : ça empêche d’évoluer.

En voulant trouver TA passion, tu te paralyses.

Parce que c’est dur et que ça fait peur de trouver un truc parfait.

Je pense qu’il faut se calmer avec ça.

Il y a des tas de personnes qui vont à leur boulot tous les jours et elles ne sont pas passionnées par ce qu’elles font.

Elles ne détestent pas forcément leur boulot, tous le contraire même, elles aiment bien leur boulot.

C’est en accord avec leurs valeurs, elles aiment bien ce qu’elles produisent.

Mais elles n’ont pas une passion hollywoodisé comme on nous la présente aujourd’hui.

Elles progressent dans leur travail, elles apprennent des choses et peut-être même qu’elles aiment toujours un peu plus leur boulot avec le temps qui passe.

Sur leur temps libre, elles font d’autres choses, elles ne pensent pas à leur travail, elles ne rêvent pas de leur travail.

Elles font de la musique, du dessin, de la mécanique, de la danse etc…

Elles peuvent expérimenter d’autres choses, grâce à leur travail, qu’elles aiment bien.

Et c’est peut-être dans ce temps libre qu’elles vont peut-être tomber amoureuse d’une activité qu’elles font.

Ça ne sera pas un fantasme, ça sera une activité qu’elles auront pratiquée pendant un moment, qu’elles connaissent.

Et peut-être à ce moment-là, si leur activité de loisir est plus passionnante que leur travail, elles quitteront leur travail pour leur passion.

Je pense qu’une passion ça se trouve sans se chercher.

Et je pense aussi que l’on n’est pas obligé d’être passionné pour aimer ce que l’on fait et créer quelque chose.

@+, Orel.

PS : J’ai ajouté un livre dans la librairie de serveur410 : The Valley. Je te le recommande vivement 🙂

Mes touches multimédia et la liberté…

Salut,

Les touches multimédias de mon clavier marchent !

Tu sais les touches qui te permettent de mettre en pause une musique, d’augmenter le son, de le baisser…

Oui, je sais, c’est pas ouf comme information…

En fait, elles marchaient, mais c’était pas super intuitif…

Il fallait que j’appuie sur CTRL + la touche multimédia pour que ça marche.

J’avais ce problème depuis que je suis passé sur Elementary OS.

Et puis il y a eu pas mal de mise à jour ces derniers jours et ça a réglé le problème 🙂

C’est le genre de désagrément que l’ont peu avoir quand on est sur quelque chose d’expérimentale, que l’on est un early user.

Ce qu’on essaye de faire en ce moment avec le libre, la fediverse, les messageries décentralisées… c’est souvent expérimental aussi.

Et beaucoup s’arrêtent-là, parce qu’ils voient que ça ne marche pas comme ce qu’ils utilisent habituellement.

Ce n’est pas la même manière de faire les choses, il y a des bugs etc…

Mais c’est inhérent à tout changement.

Un changement implique que ça soit différent de ce à quoi on est habitué.

Si ce n’est pas différent, ce n’est pas un changement.

Quand on change, on sait que l’on va faire face à des difficultés, des problèmes qui ne sont pas habituel.

Alors pourquoi ça serait différent avec le numérique ?

Pourquoi est-ce que ça ne changerait pas nos habitudes de passer de Gmail à une boite mail respectueuse de notre vie privée ?

Ou passer de Windows à Linux.

Évidemment que ça va pas être à 100% EXACTEMENT pareil.

Suivant le produit, la différence peut être extrêmement mince, et donc il y a peu de changement d’habitude.

Et c’est souvent le cas dans le numérique.

Dès fois, la différence est un peu plus grande, et ça demande d’être ouvert à une nouvelle manière de faire.

Quoi qu’il en soit il faut se demander pourquoi est-ce qu’on fait ça.

Est-ce que ça vaut vraiment le coup ?

Oui, ça doit faire pratiquement 1 an que mes touches multimedia ne marchent pas correctement, pendant quelques temps j’ai eu mon ordinateur qui freezait, quand je fais une mise à jour de Firefox le moteur de recherche se change de Qwant à Google etc…

Mais est-ce que tous ces petits désagréments sont plus douloureux que de perdre le contrôle de mon outil et de tout ce que ça implique ?

Plus douloureux que de perdre la démocratie ?

Plus douloureux que de perdre l’amélioration collaborative possible grâce aux logiciels libres ?

Plus douloureux que d’avoir une multinationale qui impose ses décisions, ses règles sur comment je peux vivre ?

Non, clairement.

C’est une poussière microscopique à côté des problèmes causés par les logiciels propriétaires, la collecte de données…

Je préfère choisir les problèmes causés par la liberté, que les problèmes causés par la dictature.

C’est pas grave si mes touches multimédia ne marchent pas correctement, je préfère la liberté.

@+, Orel.

Collaboratif comme la Pop

Salut,

Un des genres de musique qui s’écoute le plus dans le monde, c’est la Pop.

Les gros hits musicaux que tu entends sont souvent de la Pop.

Et il y a un truc que l’on sait peu entant qu’auditeur de musique Pop :

Le chanteur n’a souvent pas écrit lui-même les paroles.

En réalité derrière un seul son Pop, il peut y avoir 10 personnes ou plus.

Il y a des producteurs, des musiciens, des ingénieurs son, des auteurs.

Il y a souvent un auteur qui a écrit le texte (et qui n’est pas le chanteur)

Et même certaines fois il peut avoir plusieurs auteurs qui écrivent le texte.

En réalité le chanteur à souvent un rôle d’interprétation (mais même ça, il peut y avoir un producteur vocal qui lui dit comment chanter) et de performance (concert, radio…).

Quand on apprend ça, on peut se sentir un peu trahi…

On peut se dire “J’écoute cette musique, que pensait que c’était cette personne qui l’avais écrite, mais en fait elle ne fait que la chanter”

Le son que l’on appréciait et en faite plus l’assemblage du travail de plein de personnes différentes, plutôt que du fait d’une seule personne.

On peut se dire “C’est le chanteur qui ramasse toute la reconaissance et les autres n’ont rien”

Mais en réalité beaucoup de personnes qui travaillent en arrière-plan, préfère être en arrière plan.

Et je suis aussi tombé sur une autre métaphore :

L’artiste est comme un propriétaire d’une maison.

Quand tu rentres dans une maison, que tu la trouves très belle et que tu complimentes son propriétaire, tu as conscience qu’il n’a pas faite tous lui-même.

Il n’a pas construit les WC, il n’a pas fait la plomberie, il n’a pas fait la charpente etc…

Le propriétaire ne te dit pas “Voilà Jack qui a fait les WC, voilà Jean-Pierre qui as fait la plomberie…”

Non, tu sais naturellement qu’il y a des personnes derrière tous ça.

Le rôle du propriétaire de maison est d’assembler le talent de diverses personnes (plombier, maçon…) pour en faire un tout cohérent : Une belle maison.

C’est la même chose avec un artiste Pop, son but est de construire un son ou un album cohérent qu’il aime et pour ça il utilise le talent de divers personnes.

C’est un travail de création qui nécessite plusieurs personnes.

J’écoute pas mal de rap aussi.

Et la production d’un son de rap est différente.

Il y a beaucoup moins de personnes impliquées dans la construction d’un morceau.

Le rappeur écrit et interprète ses morceaux.

Et il fait appel à un beat maker pour l’instrumental et à un ingénieur son pour mixer le tout.

Mais en tant qu’auditeur dès fois je me dis “Ce rappeur est super bon en interprétation, par contre ses textes sont bof”

Ou le contraire

“Ce rappeur écrit de super bon texte, par contre il n’est pas bon en interprétation, il ne met pas assez d’intensité quand il rap, il n’a pas la bonne voix, il ne joue pas assez le texte…”

Et je me dis que ça serait peut-être pas mal que le rap se mette au modèle Pop.

Que certains rappeurs deviennent des auteurs, parce qu’ils sont bons pour écrire.

Et que d’autres rap ces textes, parce qu’ils sont bon pour interpréter.

Ça pourrait donner de super son.

Bref, si je te parle de ça, c’est pour montrer le pouvoir du collaboratif.

Et pour montrer que le collaboratif est bien plus présent qu’on ne le pense.

Quelque chose qui parait super individualiste, très culte de la personnalité comme la Pop est en fait aussi très collaboratif.

Un des sons les plus écoutés dans le monde est créé grâce à une dizaine de personnes.

Grâce à l’assemblage du travail d’une dizaine de personnes.

Le monde est plus collaboratif qu’on ne le croit.

Et ce n’est pas un hasard :

On n’a souvent besoin de collaboration pour créer quelque chose d’intéressant.

On n’a tous des qualités, des ressources, autant les assemblés entrent-elles.

Pour créer quelque chose de mieux que seul. (et créer à plusieurs, c’est souvent plus fun que de créer tous seul)

(Au fait, j’ai oublié de te dire, mais l’article pour se passer de Google Fonts et Adobe Fonts est disponible sur serveur410)

Mon jardin

Salut,

Je vais te faire une confidence :

Je ne suis sûr de rien.

Peut-être que tu as l’impression que je sais ce que je dis quand je t’envoie ce mail chaque jour.

La réalité, c’est que je me pose un milliard de questions et que je ne suis pas sûr de ce qui est bien et de ce qui n’est pas bien, pour nous, entant qu’êtres-humains.

Je peux peut-être paraître sans concession sur les choses que je critique, mais crois-moi je me pose des questions sur ces choses-là aussi !

Je me rends compte que les humains adhérents à des écoles d’idées.

  • Une religion est une école d’idées.
  • Une idéologie est une école d’idées.
  • Un courant de pensées est une école d’idées.
  • Une communauté est une école d’idées.

Et quand tu n’as l’impression de faire partie d’aucunes de ces choses, ou que tu ne veux adhérer à aucune de ces choses, tu en fais quand même partie.

Tu fais partie de l’école d’idées de ceux qui n’adhérent pas aux écoles d’idées.

C’est une école d’idées en soit aussi.

Bref, l’être humain, la société, la vie sont PUTAIN de compliquer.

Et si tu crois que j’ai une réponse à tous ça. Que je détiens plus de vérité que quiconque : tu te trompes.

J’aimerais détenir la vérité, et que tout le monde la détienne aussi (comme ça on pourrait être d’accord)

Enfin, je suppose, parce que la vérité c’est rassurant. Il n’y a pas d’incertitude.

Mais je doute fortement que ça soit possible.

Bref :

Récemment je me suis dit : “Je pourrais voir ce que je fais, mes projets comme un jardin”

Quand tu as un jardin, tu ne crées pas un jardin pour critiquer le jardin d’un voisin.

En clair, tu crées ton jardin en fonction des plantes, des arbustes que tu aimes, de comment est-ce que tu aimes qu’ils soient agencés.

Tu ne crées pas ton jardin en fonction de ton voisin.

Tu ne plantes pas uniquement des roses pour aller à l’encontre de ton voisin qui aime les bégonias.

Non, tu ne fais pas ça.

Tu plantes un peu de rose, un pommier, et puis tu as vu dans un jardin des alentour des bégonias et tu aimes ça, alors tu vas en mettre dans ton jardin.

Je n’ai pas envie de me définir par une opposition.

Faire ça, c’est défendre une identité, plutôt que d’essayer de suivre sa vie en fonction de ses idées, de ses valeurs etc…

Et ça débouche sur une sorte de culte de la personnalité.

Alors comme pour un jardin, je plante des idées ici et là, celles qui me plaisent.

J’essaye de créer ce que j’ai envie de créer, ce qui est en accord avec mes valeurs, mes idées du moment (et donc qui peuvent changer).

J’essaye de créer mon petit jardin qui me plaît aujourd’hui. (j’essaye)

Sans le définir par l’opposition que j’aurais avec celui du voisin.

Si tu fais toi aussi ton petit jardin, n’oublie pas que mes idées peuvent être remises en question.

@+, Orel.

Sortir de nos cases

Salut,

La liberté, l’indépendance, l’accessibilité et l’entraide.

C’est déjà très bien en soit, mais ça permet aussi d’autres choses.

Une de ses choses c’est que ça permet de lutter contre l’uniformisation.

Empêcher que tous se ressemblent.

Empêcher que tout découle d’une seule manière de penser .

J’aime les choses qui sortent des cases préétablies.

J’aime les idées qui vont à contre courant et/ou qui sorte de la pensée commune.

Je trouve que ça permet de faire avancer les choses.

Si tout se ressemble alors il y a peu ou pas de changement.

Ça n’apporte rien de nouveau.

J’ai peu parlé de ça pour serveur410, mais j’ai envie que ça aille aussi dans ce sens.

J’ai envie que ce site encourage la créativité et suivre son propre chemin, plutôt qu’un chemin préétabli.

Les créations qui sont faites avec le cœur, avec la passion sont celles qui me touchent le plus.

Les créations qui ont été faites par un auteur qui essaye de suivre une norme sont souvent décevantes.

Nous sommes des êtres qui évoluons tout le temps, qui ont besoin d’essayer.

Pour nous, une case est une prison.

J’espère que serveur410 nous aidera à sortir de nos cases.

@+, Orel.

PS : J’ai bossé sur un article pour se passer de Google Fonts, Adobe Fonts & co, ça devrait sortir dans le week-end 😉

Je me lance, je suis nerveux

Salut,

Voilà, la page “Outils” de serveur410 est terminé, et la page “Librairie” est publié 🙂

Les choses sérieuses vont pouvoir commencer !

Le site va progressivement se remplir d’article pour t’aider à 4 niveaux :

  • T’aider à construire ton projet.
  • T’aider à faire découvrir ton projet.
  • T’aider à gagner de l’argent avec ton projet.
  • Te faire découvrir de nouvelles choses.

Tous ça à travers le prisme des valeurs de serveur410 : la liberté, l’indépendance, l’accessibilité et l’entraide.

Je ne connais aucune autre communauté comme ça sur le web, donc je suis content – et un peu nerveux aussi – de pouvoir construire ça.

Il y a tellement de choses à faire !

Je sais qu’il faut que je sois concentré et que je me fixe des objectifs pour éviter de partir dans tous les sens et au final n’aller nulle part.

C’est le piège quand on voit tout ce qu’on pourrait faire : il y a tellement de choses à faire.

Le piège c’est de tout vouloir faire en même temps.

Ou alors de ne pas voir la réalité et croire que l’on va pouvoir faire 1 tonne de travail en très peu de temps.

Généralement ça fini par un abandon du projet.

De trop grosses attentes pour une réalité plus que décevante.

C’est pour ça que je suis nerveux.

J’ai peur de tomber dans ces pièges-là.

De m’éparpiller.

De me projeter trop loin dans le futur.

Pour au final abandonné.

Alors, j’essaye d’adopter une progression continue.

Peut-être pas la plus rapide, mais une lente progression itérative qui construit le site un tout petit peu chaque jour.

Comme ajouter un petit caillou chaque jour à ma construction.

De cette manière, je ne me fatigue pas, je ne suis pas déçu par des attentes trop hautes et surtout au bout d’un certain temps j’ai un vrai résultat.

Au bout d’un certain temps, la construction que je voulais est réelle.

Le plus gros challenge pour moi, c’est de faire que cette construction soit réelle et pas juste un rêve dans ma tête.

Je ne sais pas comment est le futur, et je ne le saurais jamais, donc autant construire un petit peu chaque jour, ce que je peux construire chaque jour.

Orel.

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